Le non jugement et l’aberration qu’est la morale


Retranscription de la vidéo :

Le non jugement revient continuellement sur le tapis, c’est un peu le truc à la mode, au point que l’on ne peut quasiment plus rien dire sans que l’on vous reproche d’être dans le jugement. Et comme toute forme de morale sur cette terre, c’est une aberration, puisque après 2000 ans de morale exacerbée, chacun peut constater que le monde n’a jamais été aussi immoral, preuve encore une fois que chercher des solutions aux problèmes de ce monde dans l’intellect, dans la morale, ne mène absolument nul part. Car tout simplement, lorsqu’on est maintenu sous tension comme ça artificiellement, il arrive l’heure où il faut que ça explose. C’est comme si vous vous astreigniez à un régime ultra sévère, que vous perdiez dix kilos et en repreniez vingt dans la foulée.

Cette histoire de non jugement est déjà une aberration à la base, car le simple fait de se prétendre être dans le non jugement est déjà un jugement quant au fait que c’est préférable d’être dans le non jugement plutôt que le jugement. Et là je ne suis pas en train de vous dire qu’il est préférable d’être le jugement ou le non jugement, je suis juste en train de vous dire qu’il ne sert à rien de se prétendre quoi que ce soit car là où il y a prétention, il y a nécessité de jouer un rôle et donc de mentir.

C’est donc cette aberration intellectuelle que l’on va voir à travers le non jugement ici…

Imaginez que quelqu’un vous dise que vous êtes le dernier des abruti et vous lui répondrez probablement : “qui tu es toi pour me juger”. Maintenant imaginez que cette même personne vous dise que vous êtes vraiment quelqu’un de génial et vous n’y verrez pas même le jugement probablement, mais en plus vous vous sentirez flatté. Pourquoi ? Parce que dans le premier cas ça n’arrange franchement pas beaucoup votre intellect de s’entendre dire que c’est un abruti et dans le second cas ça l’arrange plutôt bien de s’entendre dire qu’il est génial. donc on vient que l’intellect se prétend des choses et derrière il fait quand même comme ça l’arrange et ça tombe bien car sur cette terre les gens ne voient pas bien clair donc on peut se permettre de faire comme ça nous arrange sans que personne n’y voit les aberrations profondes.

Et à l’inverse, si vous êtes tenté de critiquer quelque chose négativement et que vous vous prétendez en parallèle être dans le non jugement vous vous direz probablement : ” Non non, ne soit pas dans le jugement. Maintenant si vous êtes tenté de critiquer quelque chose positivement, non seulement vous n’y verrez pas le jugement mais vous y verrais là quelque chose de tout à fait bien puisque ça s’appel la positivité.

Et en parallèle de tout ça, on peut voir sur cette terre que, y compris quand on se prétend être dans le non jugement, y compris quand on est dans la polarité négative de la chose qu’il y a quand même un seuil à partir duquel on s’autorise le jugement. C’est à dire que si les événements qui se produisent font parti du collectivement acceptable on va s’interdire d’être dans le jugement pour paraître d’un point de vue de la conscience collective, et si les événements qui se produisent dont parti du collectivement inacceptable, on va s’autoriser à juger pour pouvoir se défouler un peu de tout ce qu’on c’est restreint intellectuellement par ailleurs. Par exemple aujourd’hui la mode est aux attentats, un attentat ça ne fait pas parti du collectivement acceptable alors on aime à se faire croire que ces gens ne sont pas humains pour pouvoir derrière se défouler encore une fois.

Maintenant le non jugement ce n’est pas une affaire de réflexion intellectuelle, d’effort intellectuel ou de sacrifice intellectuel, c’est une fois de plus et toujours la même chose, un état d’être qui résulte du fait de s’être désidentifié de la personne éphémère, qui se croit séparer de tout et qui par conséquent incarne ce jugement qui est intrinsèque à ce monde de dualité, pour s’être reconnecté à l’être éternel, à la loi de l’un, alors vous incarnez le non jugement sans même la nécessité de faire un quelconque effort que ce soit intellectuellement parlant.

Et incarner le non jugement ça ne veut pas dire que nous ne sommes pas capable de constater ce qui est.

Imaginez que l’on prenne un paysage, on y trouve des montagnes, des lacs, des vallées… Et tout cela ne forme qu’un seul et même paysage. Eh bien sur cette terre vous avez des gens qui sont forts intellectuels, des gens qui n’ont pas grand chose dans la tête, des gens qui sont fort manuels et d’autres qui ne savent rien faire de leurs dix doigts, certains qui sont avantagé physiquement, d’autres désavantagés, certains très éveillés et d’autres endormis… Et tout cela ne forme qu’un seul et même paysage humain à partir du quel vous comprenez que vous n’êtes plus dans le jugement et que tout cela n’est le jeu que d’une seule et même conscience. Entre moi ici qui suis en train de vous faire ces vidéos et l’autre à l’autre bout du monde qui serait éventuellement en train d’assassiner des gens, tout cela n’est le jeu que d’une seule et même conscience et donc la notion de supériorité et d’infériorité disparaît. C’est comme ci vous disiez du nez qu’il est supérieur aux oreilles parce qu’il est meilleur en matière d’odorat et des oreilles qu’elles sont supérieures au nez car meilleur en terme d’ouïe. Non, chacun et à sa place et tout cela ne forme qu’un seul et même corps, tout comme tous les organes de votre corps ne forme qu’un seul et même corps. Eh bien sur cette planète nous ne formons qu’une seul humanité et il n’y a pas un seul organe dans votre corps qui puisse dire qu’il n’est pas tel autre organe, ce qui reviendrait à dire, je ne suis pas ce corps, or il est ce corps, et nous de la même manière nous ne pouvons pas dire que nous ne sommes pas tel autre humain sans quoi cela signifierais que nous ne sommes pas l’humanité et nous sommes bien sûr l’humanité et même plus encore mais nous resteront à l’échelle de l’humanité ici.

Maintenant si un organe se voit touché par un cancer est-ce que c’est ce seul organe qui est concerné par le cancer ? Non, c’est le corps dan sa totalité car c’est bien la vie du corps dans sa totalité qui est en jeu. Et si un organe est touché par un cancer on sait bien que c’est parce que le terrain physique est globalement déséquilibré, et si le terrain physique est globalement déséquilibré c’est que le terrain de la conscience est également déséquilibré. Donc si une personne commet une atrocité sur cette terre, ce n’est pas uniquement cette personne ni même ses victimes directes qui sont concernés par ces actes, c’est l’humanité dans sa globalité. C’est parce que le terrain qu’est l’humanité est suffisamment déséquilibré pour pouvoir permettre la manifestation de ce genre d’événements et c’est donc chacun qui est responsable car tout cela n’est encore une fois que le jeu d’une seule et même conscience. Ce qui n’empêche pas par ailleurs de constater ce qui est.

Si vous prenez un enfant, vous ne direz pas qu’il est inférieur à ses parents sous prétexte qu’il ne sait pas encore marcher. Il apprendra à marcher, ce n’est qu’un détail, qui ne fait de lui quelqu’un d’intrinsèquement inférieur à ses parent. Maintenant ça ne vous empêche pas de constater qu’en effet, il ne sait pas encore marcher. Et si vous constatez qu’il y a une majorité de personnes sur cette planète encore profondément endormies, ce n’est pas un jugement, c’est un constat. Mais ça veut dire aussi que derrière des même mots peut se trouver le jugement ou le non jugement. Se trouve le jugement si vous demeurez à l’intérieur dans cette loi de la dualité, et se trouve la constatation pure et dure si derrière vous demeurez à l’intérieur dans cette loi qu’est l’unité.

A travers nos personnes, évidemment que l’on est inférieur ou supérieur dans tel ou tel domaine. Il n’y a pas besoin d’aller bien loin pour le constater, vous voyez bien que ne serait-ce que physiquement, il y a des gens qui sont des forces de la nature et d’autres qui n’ont rien dans le sac, et on ne peut pas dire de celui qui n’a rien dans le sac qu’il est égal à celui qui est une force de la nature, ce qui n’aurait aucun sens, mais ce n’est qu’une question de personne et chaque personne est à sa place. C’est bien, celui qui est une force de la nature fera les travaux difficiles et ça arrangera peut être celui qui est moins fort et qui pourras se concentrer peut être sur autre chose. Chacun est sa place et tout cela ne forme qu’un tout. Et c’est que à partir de là où on arrête d’être dans le jugement, mais cela ne nécessite pas une réflexion intellectuelle, ça ne nécessite pas un effort, ça ne nécessite pas un sacrifice, ça coule de source à partir du moment où on revient dans le cœur. Mais on ne revient pas dans le cœur en allant taper dans la positivité pour contrer la négativité. On revient dans le cœur en restant au centre.

Certes c’est déjà bien pour celui qui aspire à une vie agréable de passer de la négativité à la positivité. Maintenant ce qu’il faut comprendre c’est que la négativité est un programme qui vous entraîne continuellement dans cette négativité et le problème c’est que ce programme est inconscient. Et quand vous en avez marre d’être déprimé vous passez à la positivité, vous prenez consciemment le programme qu’est la positivité est donc vous vous efforcez de voir en toute chose le positif. Mais s’efforcer de voir en toute chose le positif, ce n’est pas voir les chose telle qu’elles sont véritablement, puisqu’on s’efforce précisément de ne voir que le positif. Pour voir le positif on doit voir nécessairement le négatif et le problème c’est que lorsqu’on se prétend être positif on voit le négatif en se faisant croire qu’on ne le voit pas et on se concentre sur le positif. Donc on est obligé de se maintenir dans un état de mensonge colossal. La réalité n’est ni à droite ni à gauche, elle est au centre. Ce programme de négativité comme ce programme de positivité relève de l’intellect, du mental, certainement pas du cœur. Le coeur lui est au centre, il neutr, il ne se pose même pas la question de savoir si c’est négatif ou positif. Pourquoi ? Parce que si quelque chose se produit ça veut dire qu’il y a des causes. Qu’elles que soient les causes, on s’en fou, ce n’est pas le problème, mais ça veut dire qu’il y a des cause et que par conséquent, c’est déjà trop tard pour se demander si c’est positif ou négatif, c’est là, c’est trop tard.

Donc nous ce qui nous intéresse ce n’est pas d’être dans la positivité ou la négativité, c’est vraiment de voir les chose telle qu’elles sont véritablement.

Et là où je voulais en venir dans cette vidéo, c’est nous mettre face à cette aberration : pourquoi on s’autorise le jugement dans les choses positives et pourquoi on se l’interdit dans les choses négatives. Encore une fois on peut jouer le jeu de la positivité mais le malheur dans la négativité est tout aussi illusoire que le bonheur dans la positivité, et nous ce que l’on veut c’est trouver le bonheur dans la réalité. Lui n’est ni à droite ni à gauche, il est juste là au centre. Et au centre est ce qui est et on ne se pose plus ce genre de questions. On a pas besoin de se prétendre être dans le non jugement, on a pas besoin de faire de sacrifices, d’efforts, on incarne le non jugement. Et quand on incarne véritablement les choses on a pas besoin de se prétendre être ces choses-là.

Je ne dirais jamais à quelqu’un de ne pas être ou être dans le jugement, je m’en fou complètement, je n’y fait même pas attention, je ne relève même pas ces choses là. Il est dans le jugement il est dans le jugement, ce n’est ni mieux ni plus mal, je m’en fou complètement, et s’il est pas dans le jugement c’est pareil. La morale ne m’intéresse pas absolument pas. La seule chose qui m’intéresse c’est de revenir dans le cœur, à partir de quoi tout le reste découle obligatoirement, sans qu’on est besoin de se poser une quelconque question que ce soit.

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