Ne pas se disperser dans ce qui ne nous concerne pas, pour ne pas alimenter ce que nous ne souhaitons plus voir perdurer


Retranscription de l’audio : 

Nous nous nourrissons, consciemment ou non, de l’ensemble de notre environnement qui est composé de relations humaines, de ce que nous lisons, écoutons, regardons, pratiquons, puis ressentons, pensons et croyons. Cet environnement est à l’image de ce que nous sommes et nous sommes également à l’image de cet environnement.

De ce fait, le bon sens voudrait qu’en ces temps de surexposition à l’information, nous nous questionnions sur la qualité de ce à quoi nous nous exposons et sommes exposés et sur les effets que cela a sur notre être, à savoir l’enfermement ou l’éveil. Des effets qui à leur tour deviendront les causes de conséquences en ce monde.

Si vous passez en revue avec honnêteté l’ensemble des éléments qui entrent dans votre champs de conscience au cours de la journée, vous constaterez fort probablement, qu’à l’exception, éventuellement, de votre entourage très proche, rien ne se fait l’expression de l’amour, lequel meurt à petit feu dans de vains combats et dans de vaines activités qui drainent jugements, colère, jalousie, haine, tristesse, désespoir et autres énergies toxiques.

Des combats et activités dont l’égo se délecte, se sentant exister, vivant, important, mais qui relèvent néanmoins de la maladie mentale.

Prenons le mariage pour tous qui a animé la vie du pays des mois durant. Ce débat ne concernait qu’une extrême minorité de la population et le résultat ne portait aucunement à conséquence sur la vie quotidienne des personnes autres que la poignée d’intéressés. Pourquoi donc les masses se sont-elles emportées sur une question qui ne les concernait aucunement ? Toute la haine qui émergeât de ces débats ne fut-elle pas incommensurablement plus toxique pour l’humanité que la supposée toxicité d’une conception du mariage revisitée ? La vérité est que l’objet d’un débat passe très largement au second plan et n’est qu’un prétexte à l’extériorisation de toute la haine qui est en certains. L’humain vit à un degré de mensonge qui dépasse tout entendement, noyant ses propres déséquilibres et son propre abime dans de petits combats totalement inutiles.

Cet exemple fut pris pour son caractère indiscutable mais cela est valable pour l’intégralité des faits d’actualité, des plus anodins aux plus importants en apparence, qui par définition, de la même manière, ne font que passer, emportant avec eux une partie du capital paix de l’humanité.

La vérité absolue est par définition intemporelle. Vous voulez cette vérité et la stabilité qui en découle ? Cessez donc de mettre de l’énergie dans ce qui ne fait que passer et qui est par définition instable.

Sur l’ensemble des informations dont nous sommes submergés au quotidien, quel est le pourcentage de ces informations qui sont foncièrement nouvelles ? Si tant est qu’il y en ait un infime pourcentage qui soient nouvelles, quelle est leur utilité immédiate dans votre vie ? Par ailleurs, quel est le pourcentage de faits d’actualité qui vous concernent à titre personnel et sur lesquels vous pouvez avoir une influence directe ? Les réponses sont zéro, aucune et zéro. Je me permets de faire les questions et les réponses car qui n’a pas même le réflexe de se poser systématiquement ces questions ne sera assurément pas en mesure d’y répondre avec la clarté d’esprit qu’elles requièrent. Ce monde a fait de la spécialisation insensée un art de vivre et la masse d’informations inutiles qui nous parvient au quotidien en est la conséquence. Vous devez prendre suffisamment de hauteur pour disposer d’une vision globale, pour ne pas dire universelle, et ainsi aller à l’essentiel, chose qui demeurera inaccessible aussi longtemps que vous aurez les émotions dans les passions. Autrement dit, aussi longtemps que vous serez identifié à l’égo, ses pulsions et aux innombrables rôles qu’il endosse.

L’être véritable n’a que faire de cette réalité terrestre faite de conflits et de luttes superficielles.

L’être véritable est conscient de n’être sur terre que de passage, par conséquent, il observe, sans attente ni jugement, dans l’acceptation de ce qui est.

Car il a parfaitement conscience que notre réalité est à la l’image de la conscience collective, il sait que la seule et unique manière de l’améliorer est d’élever cette même conscience et que tout problème auquel nous remédions matériellement uniquement se réitérera obligatoirement d’une manière ou d’une autre.

Aussi longtemps que vous lutterez pour une cause il y aura des opposants à cette cause, par conséquent, en luttant pour une cause, vous devenez responsable de la situation que vous ne voulez plus voir perdurer. Quel que soit le camp dans lequel vous êtes, lutter vous place irrémédiablement sur le même niveau de conscience que vos opposants. Ce niveau de conscience est celui de l’égo/personnalité et ce, quel que soit les idées ou pensées que vous pouvez avoir en surface.

La solution à l’intégralité des problèmes de notre humanité est simple. ARRÊTONS DE JOUER. Ces problèmes se trouvent dans une dimension d’existence et ne peuvent être emportés dans les suivantes. Portez votre intention sur les dimensions  suivantes et ces problèmes seront littéralement dissous.

L’intégralité de l’humanité n’est pas prête dès aujourd’hui à opérer ce virage, c’est certain, mais ceux qui ont d’ores et déjà l’intelligence suffisante pour cerner ces banalités ont tout intérêt à le faire. C’est précisément de cette manière que la transition s’opérera en douceur. Ainsi, progressivement, nous serons de plus en plus nombreux à lâcher l’ancienne réalité terrestre illusoire pour embrasser la nouvelle réalité universelle.

Que ceux pour qui ce grand théâtre qu’est le monde est une affaire très sérieuse continuent de s’en divertir, ce n’est pas un souci. Les conséquences n’en sont que des conflits, des luttes, des guerres, des famines, des épidémies, des maladies, des catastrophes dites « naturelles », etc… Soit des pertes matérielles dont le drame apparent ne concerne, directement ou indirectement, que ceux qui en sont la cause et laisse bien indifférent les autres qui ont compris qu’ils ne sauveront ni le monde ni qui que ce soit. Ces « drames » qui se répètent inlassablement depuis des millénaires continueront de se répéter autant de fois que nécessaire jusqu’au jour où ce qui est exposé ici deviendra une parfaite évidence pour chacun.  La conscience individuelle ou collective s’attire des expériences à son image et personne ne peut déroger à cette loi jusqu’il transcende le mental/égo. A partir de là, l’addition est non seulement irrévocable, mais de plus est, absolument nécessaire. Autrement dit, lorsqu’elle tombe, il est déjà trop tard pour s’en préoccuper, si ce n’est en prenant ses responsabilités et en allant chercher en soi les causes du problème pour qu’il ne se répète pas. La mettre sous le compte d’un malheureux hasard et jouer le jeu de la victimisation est folie furieuse puisque cela est l’assurance de la voir perdurer ou se réitérer comme c’est le cas en notre monde depuis bien longtemps.

Plutôt que de se divertir de la misère du monde, mettons notre énergie dans la résolution de nos conflits intérieurs et lorsque ça cessera d’exploser à l’intérieur, ça cessera d’exploser à l’extérieur, quel qu’en soit la forme. Ce n’est pas la peine de se prétendre, soi, en paix, car qui est porté sur ces divertissements n’est assurément pas en paix avec lui-même, et ne fait que fuir sa réalité intérieure en allant se divertir à l’extérieur.

A quoi bon s’épuiser à combattre quand il n’est question que de permettre à l’intelligence universelle de faire son œuvre à travers chacun d’entre nous ? Les fondations de ce système ne reposent aucunement sur la vérité comme vous devez maintenant le comprendre et il est clair que cet éveil massif à la vérité universelle entrainera par voie de conséquence la dissolution de ce système en permettant la mise en œuvre concrète du nouveau. Mais ce n’est pas à nous, avec nos petites têtes et nos grandes prétentions à nous y atteler.  Les dés ont d’ores et déjà été jetés, il y a simplement à choisir entre ce monde de conflits et la vérité universelle. Ce monde de conflit n’existe que parce que nous lui prêtons encore attention dans une large majorité, ce n’est pas plus compliqué que cela.

Détournons simplement notre regard de ce que nous ne souhaitons plus voir perdurer et cela disparaitra littéralement. Quand je dis « détournons notre regard », vous l’aurez compris, il s’agit avant tout de ne plus s’exciter émotionnellement, si tant est que vous soyez en mesure de constater que vous êtes bel et bien en train de plonger la tête la première dans les émotions à la première tentation.

Cela disparaitra donc dans un premiers temps de votre existence et alors vous comprendrez très facilement que si sept milliards et demi d’humains s’en détournent, cela disparaitra de la surface de la terre. Si personne ne se sentait concerné par la guerre, il n’y aurait personne pour faire cette même guerre. Là est la vérité. Si quelqu’un vous agresse et si vous comprenez alors que vous n’êtes pas concerné par cette agression, vous vous épargnerez toute expérience de ce genre à l’avenir, là est la vérité.

Vous ne pouvez pas obliger ces sept milliards et demi d’humains à s’en détourner, par contre vous êtes responsable de ce sur quoi vous investissez votre énergie. Encore une fois, l’important n’est pas le camp dans lequel vous vous trouvez mais bel et bien ce sur quoi vous investissez votre énergie. Le camp est le rôle que vous jouez et sans ce besoin de jouer un rôle il n’y aurait ni camp ni conflit.

Observez-vous lorsque vous êtes face à de grands discours, de grands débats ou de grands événements et vous constaterez que ce n’est en rien votre cœur qui vous y a invité, pas plus qu’il en est nourri. Ce sont les pulsions de votre égo relayées par les émotions qui vous y ont contraints et qui en sont nourris.

Comment voulez-vous de ce fait, vous sentir concerné par ce qui alimente votre égo/personnalité si vous n’êtes plus identifié à cet égo/personnalité ?

En prenant la ferme décision de ne plus vous laisser emporter par vos émotions, vous vous apercevrez que non seulement, ce qui jadis vous divertissait ou vous semblait de la plus haute importance, n’a plus aucun sens aujourd’hui, mais que de surcroit, cela ne vous concernait en rien pour la simple et bonne raison que vous n’êtes pas cet égo/personnalité.

Nous sommes sur terre de passage et les seules et uniques choses à nous concerner est ce qui relève de la vérité absolue. Laquelle, comme je l’ai dit, est par définition intemporelle et universelle. Tout ce qui ne fait que passer à travers les médias ou encore au sein de notre propre vie, est à l’inverse, temporel et terrestre, autrement dit, pur divertissement, perte de temps et illusion. Il en va de notre responsabilité de nous détourner de tout ce qui nous éloigne de l’amour, l’Amour au-delà des impulsions émotionnelles bien sûr, au-delà de l’attachement.

La pression sociale qui veut que nous nous tenions informé de l’extrême médiocrité qui est à l’œuvre en ce monde pour ne pas être largué à la pause-café ; les tentations continuelles auxquels nous sommes exposées du matin au soir à travers les médias et cette petite personnalité qui se plait à accumuler des connaissances inutiles et à donner son avis sur tout et n’importe quoi font que nous passons notre vie à nous occuper de choses qui ne nous concernent pas, mais surtout, qui nous écartent de qui nous sommes.

On me demande souvent : « Que faire concrètement pour avancer sur le chemin de l’éveil ? Que faire pour changer le monde ? »

C’est très simple : « Avant de commencer à réfléchir à ce que l’on peut faire, commençons par réfléchir à ce que l’on peut arrêter de faire ».

Il n’y a pas de perturbation sans cause à cette perturbation. A partir de là, éliminons la cause et la perturbation cessera, plutôt que d’apporter une solution qui sera elle-même obligatoirement la cause d’autres perturbations. Cela est valable à l’échelle individuelle comme collective.   

Et s’il est une chose à cesser en premier lieu pour qui aspire à la vérité et à la paix, c’est bien de ne plus mettre son nez dans ce qui ne nous regarde pas, de ne plus se divertir de l’actualité éphémère de ce monde, de se détourner de ce qui nous met émotionnellement en ébullition et qui consiste systématiquement à prendre part pour les uns et à s’acharner sur les autres si ce n’est à tuer le temps en s’exposant à une violence et à une médiocrité auxquelles nous ne pouvons rien de plus que de ne plus les nourrir en n’y prétend plus attention.

Nous sommes tel des ânes courant derrière une carotte ? Les problématiques que ce monde connait s’enchainent inlassablement, jour et nuit, depuis des millénaires et les résoudre ne sert strictement à rien puisqu’aussi tôt débarrassé d’un problème un autre se présente, si ce n’est des autres.

La vérité est que ces problèmes ne sont réels qu’au sein de cette dimension d’existence qui est celle du mental/égo/personnalité, lequel s’en nourrit littéralement et c’est précisément la raison pour laquelle nous n’en verrons jamais le bout aussi longtemps que nous demeurons en cette dimension d’existence. Identifié à notre personnalité, nous ne pouvons vivre autrement qu’à travers des dualités, donc des problèmes.

Mais là n’est pas la Vie mes amis, là n’est pas la place de l’humain, je vous garantis que nous ne sommes pas venu ici sur terre pour brasser du vent du matin au soir, ou en tous les cas que nous en avons suffisamment brassé et que rien de ce cinéma ne nous concerne comme le constatera quiconque parviendra à transcender le mental/ego/personnalité et à s’élever vers les dimensions d’existence supérieures.

Ceux qui n’y sont pas encore parvenus, qui ne sont pas prêts ou qui n’ont tout simplement pas envie, seront encore, évidemment, dans les « oui mais » si ce n’est dans le déni total. Cela ne me concerne pas. Comme je le répète systématiquement, vous êtes libres et vos décisions ne changeront plus rien à ma vie.

Néanmoins, soyez certains que les effets sur votre vie seront grandement profitables si vous décidiez de prendre ces paroles en considération.