Être la VIE ou avoir une vie

Être dans l’instant présent ne signifie pas répondre à tous les caprices de sa petite personne ici et maintenant. Ça signifie être libéré de l’histoire passée et de la potentielle histoire à venir.

Si vous croyez être votre enfance, vos études, vos diplômes, votre métier, votre famille, vos passions, vos réussites, vos échecs, vos joies, vos peines… Autrement dit vos “éphémères”, vous ne pouvez vivre l’Éternel.

Si vous créez des projections, donc des espoirs, des attentes et des buts, à court, moyen et long terme, vous ne pouvez vivre l’Éternel.

L’instant présent ne concerne pas la personne éphémère, il concerne celui qui en est libéré.

“Je vis au jour le jour” entendons-nous souvent, mais comment voulez vous faire autrement que de vivre au jour le jour ?  Même celui qui attend la retraite avec impatience n’a pas d’autre choix que de l’attendre au jour le jour ! Au jour le jour, nous nous échappons dans divers projets, alimentant et divertissant la personne par le changement, et cela n’est pas vivre l’Éternel. Vivre l’Éternel vous libère de ce besoin de changements, ce qui ne met pas un terme au changement mais ce qui signifie que le changement n’est plus piloté par la personne.

La personne peut surcharger sa vie d’un maximum de projets, insignifiants du quotidien ou colossals d’une vie, pour profiter au maximum de chaque  instant comme elle dit, elle ne fera jamais que fuir cet Éternel. L’instant ne se multiplie pas dans le temps (“chaque instant”), il est hors temps…

L’Éternel représente une mise à mort instantanée de la personne éphémère et il est donc évident que à travers la dépendance et l’identification à quoi que ce soit d’éphémère, la personne existe et survie. Par conséquent tout effort éphémère qui vise à profiter d’un prétendu instant présent ne vise en réalité qu’à le fuir.

En les mécanismes éphémères est ce qui est connu, en l’Éternel est ce qui est inconnu, et il y a une différence entre résider en conscience en l’Éternel tout en composant avec ce monde éphémère, et s’alimenter exclusivement de cet éphémère qui, quand bien même il diffère sur la forme, reste connu en ses mécanismes psychologiques.

En l’agitation du mental est l’éphémère, en le silence est l’Éternel. 

La personne éphémère vous dit avoir une vie, faire quelque chose de sa vie, devenir ceci ou cela. L’Éternel quant à lui vous met face à l’évidence que vous ÊTES la VIE et que par conséquent tout est déjà ici et maintenant. Si vous avez une vie et faites quelque chose de votre vie, qui est celui qui possède cette vie et en fait quelque chose ? La vie serait donc à l’extérieur de ce que vous croyez être ? Ça n’a aucun sens…

Vous ÊTES la VIE UNE. Vous n’avez pas même à monter dans les dimensions de conscience, vous êtes à la fois toutes ces dimension et à la fois au delà de toutes les dimensions ici est maintenant, que vous incarniez ou non cette unité présentement. Refuser cette évidence n’est pas faire preuve de modestie, c’est se laisser du rab pour continuer à jouer le jeu de la personne. Vous vous dites que untel  en est à un stade très élevé et qu’il vous faudra cheminer encore longtemps pour y parvenir, et pendant ce temps là vous continuez à jouer le jeu de l’éphémère, ce qui vous arrange bien !

La personne, aussi sympathique et gentille puisse t-elle être ou paraître, n’est qu’un sac de nœuds d’égoïsme, de mensonges et de manipulations. Ce n’est pas grave OK. Ce n’est pas grave car la personne est programmée pour fonctionner ainsi et n’a pas trente-six autres solutions. Mais pour qui le peut, il est l’heure à présent d’ouvrir les yeux sur cette réalité. Ce n’est pas la peine d’aller mettre son nez dans le sac pour tenter d’en démêler les nœuds, il ne contient rien qui ai une quelconque importance. Il n’y a qu’à prendre le sac et à le jeter pour constater que la vie demeure et que par conséquent elle ne s’y trouvait pas.