Être avec humilité


Retranscription de la vidéo :

On me faisait une petite réflexion dernièrement, réflexion faite en tout bien tout honneur avec bienveillance, il n’était pas question de m’agresser, mais il était question en tout cas que mes paroles pourraient agresser les gens ou plus justement que les gens pourraient se sentir agresser par mes paroles. Et derrière cette réflexion se posait évidemment la question de l’humilité et de la modestie…

J’ai donc bel et bien conscience  de laisser transparaître peu de doutes et d’hésitations derrière les “vérités” que j’énonce, d’être quelque peu percutant parfois, maintenant il est vrai que je me pose rarement la question de savoir si mes paroles vont agresser les gens, pour la simple et bonne raison que je ne me sens jamais agressé par quiconque et que quand bien même vous viendriez face à moi m’insulter de tous les noms je garderais le sourire et cela me passerait par dessus la tête. Pourquoi ? Parce que je ne suis plus identifié à la personnalité ou en tous les cas plus suffisamment pour me sentir agresser par les éléments extérieurs.

Lorsqu’on se sent agressé la bonne question a se poser est évidemment de savoir pourquoi notre personne se sent agressé et non pas si la personne en face émet des mauvaises ondes ou non. De surcroît ce sont des vidéos que je n’impose à personne, les gens vont et viennent comme ils le souhaitent et je ne me pose donc d’autant moins la question de savoir s’ils vont se sentir agresser ou non.

Maintenant, je ne peux pas répéter continuellement ce que j’ai déjà dit dans la vidéo sur la vérité absolue, à savoir que l’on ne peut pas énoncer la vérité dans son absolue perfection, que ce soit moi ou qui que ce soit d’autre sur cette terre ou ailleurs, et que à toute vérité énoncée se trouve une dimension de compréhension supérieure à cette même vérité. Ce qui ne veut pas dire que nous ne sommes pas dans la vérité tout de suite maintenant mais que systématiquement se trouve une dimension de compréhension supérieure à cette même vérité. Et j’irais même plus loin en disant que la vérité se vit une fois que l’on est dans l’Être et qu’il nous est seulement possible de pointer du doigt les mécanismes qui nous coupe de cette vérité. Lorsqu’on comprends qu’il y a toujours une dimension de compréhension supérieure on revient un temps soit peu dans l’humilité.

Ensuite, lorsque nous ne sommes plus identifié à la personnalité, nous ne nous octroyons plus le mérite de quoi que ce soit. Bien que sur cette terre nous aimons mesurer le mérite à la somme de travail nécessité, ce ne sont là que des croyances terrestres et la réalité est que, si nous prenons un sportifs par exemple, quelque soit les “exploits” accomplis, la personne est né avec les capacités et mentales et physiques d’accomplir ces exploits et ce bien au delà du travail qu’ils ont nécessité. Moi qui ai été sportif et n’avais pas les capacités physiques pour atteindre les plus hauts niveaux, je sais que j’aurais pu doubler, tripler ou quadrupler mon entrainement sans que cela ne change quoi que ce soit. Par ailleurs j’avais de plus fortes capacités mentales, dans le sport notamment, qui étaient présentes à la naissance et dont je n’ai rien eu à faire pour les obtenir ou les conserver et par conséquent je n’ai pas le moindre mérite pour cela. De la même manière je ne suis pas  né avec de grosses capacités intellectuelles et je ne peux pas m’en vouloir, je ne suis pas né avec tout simplement…

Concernant la spiritualité, il m’est apparu extrêmement tôt, dès les premières années de ma vie, que j’allais suivre ce chemin jusqu’à mort s’en suive ! Ce n’est pas même une décision que j’ai eu à prendre, cela était ancré en moi dès le départ. Bien évidemment, par la suite, il ne m’a pas été proposé la voie “cheminement spirituel” à l’école et des désirs humains sont venus se greffer la dessus, des désirs qui sont venus et repartis, ne laissant intact que ce cheminement spirituel. A l’époque je n’avais pas même le jargon spirituel pour parler d’éveil et je parlais donc de perfection, disant que je voulais absolument atteindre la perfection en cette vie pour ne plus jamais avoir à revenir ici. C’était donc clair net et précis et je ne peux m’accorder un quelconque mérite pour cela. Si vous me demandiez d’accomplir des travaux intellectuels qui ne m’intéressent pas, je ne prendrais pas même la peine de me pencher sur le problème et donc je ne peux pas en vouloir  à quelqu’un de ne pas s’engager dans ce cheminement spirituel si tout simplement il n’est pas venu sur cette terre pour accomplir cette dernière ligne droite vers l’être véritable.

De surcroît j’ai conscience de n’être en tant que personne que le moyen par lequel le divin s’exprime, autrement dit, le transmetteur et non la source du message, mais aussi que les messages s’adressent à moi tout autant qu’au reste du monde. Chose que j’ai comprise dès 2014 en écrivant mes premiers articles spirituels et en constatant que le résultat de l’article était au delà de ce que j’avais en moi avant de l’écrire et par conséquent que le message m’était également destiné. Ce qui était encore plus intense à travers les commentaires et questions que l’on me posait, où l’inspiration était encore plus forte et où de toute évidence, je répondais dans une certaine mesure aux questionnements qui étaient également en moi. C’est ainsi que l’on comprend que nous sommes tous un et que tout est synchronisé. Si un organe de votre corps oublie qu’il fait partie du corps, il est fort probable que le corps décède incessamment sous peu et nous, nous oublions souvent que nous faisons parti d’un seul grand corps Divin…

Lorsque nous comprenons que nous sommes le TOUT, le Divin, il n’y a plus cette notion d’enseignant / enseigné, de supérieur / inférieur, de l’autre et de moi… Il y a le grand TOUT au sein duquel tout est synchronisé. De la compréhension du TOUT nous arrêtons de nous octroyer un quelconque mérite que ce soit : “moi j’ai réussi, moi je suis parvenu, moi j’ai atteins l’objectif…”. Tout cela est terminé.

La vrai modestie et la vraie humilité est précisément ici et non pas dans le fait de prendre une marge de sécurité avec des “je pense, à mon avis, peut-être…”, soit des faux doutes pour prévenir les éventuelles attaques. L’humilité est donc précisément dans le fait de ne plus s’octroyer de mérite et de prendre conscience qu’en tant qu’individu nous ne sommes rien, que notre petite personne n’a aucun contrôle sur rien et de laisser le Divin s’exprimer à travers nous.

Là est la raison de cette vidéo, puisqu’il est important de comprendre que ce n’est que à partir du moment où nous comprenons que en tant qu’individu nous sommes rien, que nous pouvons commencer à accéder au TOUT ou en tous les cas que le Divin peut commencer à s’exprimer à travers et à s’infuser en nous.

Après il est vrai que dans la vidéo sur le temps par exemple, j’ai ciblé la médecine, les médecins, et je peux comprendre que si un médecin m’écoute il se sente éventuellement agressé, à condition qu’il soit identifié à la personnalité et c’est pourquoi j’invite quiconque à se désidentifier de la personnalité. Puisque évidemment, le rôle que la personne endosse dans la société est le dernier de mes soucis. Que ce soit médecin ou tout autre chose, c’est pareil, et quel que soit le rôle, ça n’empêche pas l’Être d’être QUI il est, d’être Divin, au delà du rôle endossé dans la société. Ce qui importe est l’Être véritable, certainement pas le rôle, c’est pourquoi je peux parfois prendre un rôle ou un autre pour prendre un exemple sans que ça ne remette en question l’être véritable qui est derrière. Le rôle est si superficiel que je ne perdrais pas même une seule fraction de seconde de mon temps à aller juger les rôles des uns et des autres, ce qui ne m’empêche pas de prendre des exemples si cela peut mener à une certaine compréhension.

Voilà, vous êtes donc une nouvelle fois invité à vous désidentifier de la personne si vous êtes quelque peu perturber par les messages des uns et des autres et il est bon de rappeler qu’avant de se demander s’il on est à même de comprendre ce qui nous est transmis nous devons nous demander si nous avons bel et bien envie d’entendre. Le cas échéant il n’est pas nécessaire de se forcer à écouter.